 Pour Fabrice Soulier, la premiere moitié des World Series of Poker s'est mal déroulée : une place dans l'argent, des dizaines de "coin-flips" perdus, des tapis volés sur la dernière carte, la "River"... la chance n'a pas été de son côté. La faute aussi à la structure très rapide des tournois, la multiplication des participants et quelques prises de risque parfois hasardeuses. Lors de ses deux derniers tournois, pourtant, il a failli aller très loin : assis à la table de Phil Helmuth lors du Pot Limit, il sautera sur plusieurs mauvais coups contre le même joueur de la table ; le lendemain, il s'arrête en pleine ascension : après un magnifique "read" sur un adversaire, il double son tapis, et se relance dans le tournoi avec plus du double de la moyenne des jetons, à quelques dizaines de minutes de "la bulle", ce moment où les joueurs entrent dans les places payées. Un très mauvais coup aura pourtant raison de lui une poignée de secondes plus tard : à full contre full, il perd tous ses jetons, remis en jeu, avec des cartes plus basses... Il devient très difficile de ne pas douter dans ce genre de situations, de ne pas craquer. Heureusement, toujours aussi à l'aise au cash-games ou dans les tournois plus "classiques " (il a fini en table finale du tournoi quotidien du Bellagio, à 1000$, 48h auparavant), Fabrice a la confirmation quotidienne de son niveau de poker. Avec un minimum de chance, il devrait bientôt rentrer dans l'histoire... 
For Fabrice Soulier, the first half of the World Series has been almost a nightmare : he finished in the money only once, lost tons of "coin-flips", has seen his pot stolen on the river... luck is in no way on his side. Maybe it's also because of the fast structure of the tournaments, as well as the thousands of players, or his sometimes too risky moves. During his last two tournaments, he almost succeeded in finding faith in his poker playing, but failed at the last minute : he loses the Pot-Limit tournament at the table of Phil Helmuth, because of a very lucky opponent ; the day after, he does a "sick read" on another player, and wins a wonderful hand, doubling his stacks, which allows him to have more than two times the average stack. Few seconds after it, he goes all-in again, and loses with a full house vs another full house... In such situations, it's hard to remain quiet and to focus again. Happilly enough, he is still a winner at cash-games or in the more "classic" tournaments, such as the daily 1000$ at Bellagio's, in which he made the finale table two days ago. Fabrice knows he is a high-skilled player, but he now needs a little luck to make History... |